Dans la République du Bonheur

DANS LA RÉPUBLIQUE DU BONHEUR

CONCEPTION

Lionel Arnould, Sophie Devirieux, Jean Hazel, Keith Kouna, Virginie Leclerc, Julie Lévesque, Sébastien Ouellet, Martin Sirois et Matéo Thébaudeau

DISTRIBUTION

Normand Bissonnette, Lise Castonguay, Denise Gagnon, David Giguère, Ève Landry, Joanie Lehoux, Roland Lepage, Noémie O’Farrell

PRODUCTION

Une coproduction du Théâtre Blanc et du Théâtre du Trident en collaboration avec la Place des Arts.

Après avoir montré un monde asservi à la tyrannie du moi, Martin Crimp suggère que même le rêve dantesque de l’harmonie et de la lumière est une illusion de plus. Martin Crimp n’est pas un auteur qui raconte des histoires. Il les amorce, il les démarre ; son art consiste plutôt à rendre à cette réalité toute sa complexité. Il capte à nouveau ce qui provoque des doutes, ce qui nous oblige à réfléchir, sur ce que nous voyons et sentons, ou plus précisément, sur ce que nous ne voudrions ni voir ni sentir.

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Dans la République du bonheur c’est le repas de Noël d’une famille aux allures unies, interrompu par l’arrivée inattendue de l’Oncle Bob. Quel bonheur ! Quelle joie ! Que l’on ajoute une place autour de la table ! Mais Bob ne restera pas. Sa femme Madeleine l’attend dans la voiture. Madeleine l’a chargé de répandre en mots sa haine et son dégoût de sa propre famille avant de partir vivre leur bonheur ailleurs. Bob et Madeleine sont aux prises avec la perspective du bonheur dans un monde où prime l’épanouissement personnel.

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Christian Lapointe abordera le thème de la liberté individuelle à l’intérieur de la collectivité, dans une mise en scène où l’écriture de plateau conjuguera identification, distanciation et cruauté, dans une fête théâtrale amalgamant les grands mécanismes ayant profondément marqués la pratique théâtrale de l’occident.

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PRÉSENTATION

Après un an avec Jean Hazel au Blanc, Christian Lapointe y signe sa première mise en scène en tant que codirecteur artistique. Suivant Nature morte dans un fossé de Fausto Paravidino et L’Enfant matière de Larry Tremblay qu’il a signées à cette enseigne à titre de metteur en scène invité, il s’attaque cette fois-ci à la toute nouvelle pièce de Martin Crimp Dans la République du bonheur.

Présentée en coproduction avec le Théâtre du Trident, ce spectacle marque aussi l’entrée de Christian Lapointe dans la saison régulière de cette institution.

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L’ÉQUIPE

Pour mettre en musique cette œuvre iconoclaste, le Blanc et le Trident on fait appel à l’unique Keith Kouna, de plus en plus remarqué pour sa jouissive excentricité. Mettant en vedette Ève Landry, David Giguère, Lise Castonguay, Denise Gagnon, Roland Lepage, Normand Bissonnette, Johanie Lehoux et Noémie O’Farrell, Dans la république du bonheur est donc portée par une distribution de haut calibre.

Entouré des concepteurs Jean Hazel, Lionel Arnould, Julie Lévesque, Martin Sirois, Virginie Leclerc, Matéo Thébaudeau, Sébastien Ouellet et de la dramaturge Sophie Devirieux, le metteur en scène proposera la première production québécoise de ce tout nouveau texte du dramaturge britannique, après avoir mis en scène maintes fois différentes de ses œuvres dans des cadres pédagogiques, tant à l’École nationale de théâtre du Canada qu’à l’École Supérieure de Théâtre.

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DANS LA RÉPUBLIQUE DU BONHEUR

« Christian Lapointe a construit à partir des mots de Martin Crimp une contre-utopie, un purgatoire perpétuel. Dans un écrin de plastique et d’artifices clinquants, un huis-clos familial impitoyable, une comédie musicale dépravée et un chant choral multimédia se superposent pour dessiner une République du bonheur hallucinogène. (…) Lapointe semble avoir trouvé une manière d’amener le spectateur du côté obscur sans passer par la cruauté, mais plutôt par la jubilation. Le foisonnement de symboles sur scène crée une saturation qui nous permet d’absorber l’insupportable, de manière presque subliminale, pour, espérons-le, s’en purger. Avec Dans la République du bonheur, le Trident va encore plus loin sur la voie de l’audace, alors que Lapointe, lui, prouve une nouvelle fois qu’il a sa place parmi les voix singulières du théâtre mondial actuel et qu’il était plus que temps qu’il obtienne les moyens de ses ambitions. »
Revue Jeu

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« La proposition offre au regard un objet théâtral inusité, tenant à la fois du carnaval, de la technologie, de la rigueur et du désordre, et prouve, une fois de plus, que Christian Lapointe est rarement là où on l’attend. »
Le Devoir

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« La mise en scène de Christian Lapointe recrée une ambiance festive, voire jubilatoire, alors que cette famille se déconstruit sous le regard captivé du spectateur. Rien d’amer ne surgit toutefois de cette déplorable vision de notre société, mais plutôt une invitation à la réflexion sur la place de l’individualité au sein de la communauté et l’origine du bonheur. (…)
Dans la république du bonheur est un hybride entre performance, théâtre post-humain, concert électro-rock et délire psychotique. Si l’intellect aura bien de la difficulté à déchiffrer un sens précis, il n’en demeure pas moins qu’une fascination troublante se dégage de cette œuvre déconstruite, fascination qui, d’ailleurs, risque de demeurer longtemps en tête ! »
Mon Théâtre

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